8 septembre 2026
« Tu peux m'envoyer ta playlist ? » — la liste des morceaux en PDF
La question que tout instructeur entend à la fin d'un bon cours. Depuis la 1.4.1, la liste des morceaux d'un ride s'enregistre en PDF — pour la donner, pas pour la garder.
Fin de cours, dans un event. Les vélos s'arrêtent, les gens descendent, et deux ou trois participants viennent vers vous avec la même question :
« C'était quoi, le morceau du dernier bloc ? Tu peux m'envoyer ta playlist ? »
Jusqu'ici, il fallait promettre de l'envoyer plus tard, retrouver le ride le soir même, recopier les titres à la main dans un message. La plupart du temps, on oubliait.
Depuis la version 1.4.1, un bouton Imprimer produit la liste complète en PDF. Vous l'envoyez le soir même, ou vous l'imprimez avant de partir.
Ce n'est pas pour vous
Précision qui compte : cette feuille n'est pas faite pour l'instructeur.
Vous, pendant le cours, vous avez le Coach Mode — et, si vous le souhaitez, sur un écran externe. Tout y est : le morceau en cours, le suivant, le temps écoulé, les techniques au bon moment. Vous n'avez besoin d'aucun papier, et c'est très bien ainsi.
Le PDF sert aux autres. À ceux qui vous demandent ce que vous avez joué.
Deux situations, très concrètes
En event. Un Master Instructor donne un cours devant une salle qui ne le connaît pas. La composition musicale fait son effet — c'est souvent elle qu'on retient d'abord. À la fin, on vient lui demander la liste. Il peut la donner sur-le-champ, complète, avec les BPM. C'est un cadeau qui ne coûte rien et dont on se souvient.
En formation. Un formateur utilise trois ou quatre rides pendant sa journée. Les étudiants repartent avec des notes, mais rarement avec les titres exacts. Leur remettre la liste des rides utilisés, c'est leur donner de quoi retravailler chez eux sur la même matière.
Dans les deux cas, la valeur n'est pas dans le fichier : elle est dans le fait de pouvoir dire oui tout de suite.
Ce qu'on n'y met pas — et pourquoi
La question s'est posée : fallait-il imprimer aussi les annotations de technique posées sur chaque morceau, avec leur minutage ?
Non. Et la raison tient à celui qui reçoit la feuille.
Un participant veut savoir ce que vous avez joué. Il ne veut pas — et souvent ne saurait pas quoi faire de — la position exacte de vos jumps ou de vos montées assises. Ce travail-là est le vôtre : c'est votre pédagogie, votre construction, ce qui distingue votre cours de la même playlist jouée par quelqu'un d'autre.
La feuille répond donc à une seule question : c'était quelle musique ? Titre, artiste, BPM, RPM, puissance, durée, par zone. Le reste vous appartient.
Ouverte à tous les plans
Solo compris, et c'est délibéré.
RideComposer réserve certaines fonctions au plan Pro — l'import MixMeister, l'export d'une séance vers une clé USB. Donner sa liste de morceaux à quelqu'un qui la demande n'entre pas dans cette catégorie. C'est une politesse, et accessoirement c'est ainsi qu'on se fait connaître.
Notez d'ailleurs que ce n'est pas un export. Un export déplace vos fichiers audio d'une machine à l'autre. Ici, aucune musique ne sort : vous donnez une liste, pas des morceaux.
Sur l'image en tête de cet article, la colonne Artiste est vide : ces fichiers-là n'ont pas d'étiquette d'artiste. RideComposer n'invente pas ce qu'il ne sait pas — il laisse la case vide plutôt que d'écrire quelque chose de faux. Si vos étiquettes sont propres, votre feuille le sera aussi.
Ce qu'on refuse d'y laisser entrer
Voici la partie invisible.
Les titres et les noms d'artistes qui s'impriment ne viennent pas de nous : ils viennent des étiquettes de vos fichiers MP3. C'est-à-dire de données que personne n'a écrites ni vérifiées — un fichier téléchargé il y a huit ans peut contenir n'importe quoi dans son champ « titre ». Et cette feuille est faite pour être envoyée à quelqu'un d'autre, ce qui rend la question moins théorique.
La façon simple d'imprimer aurait été de laisser l'interface fabriquer la page, puis de la donner à imprimer telle quelle. C'est exactement ce que nous n'avons pas fait. L'interface envoie des valeurs — un titre, un artiste, un nombre — et c'est la partie chargée de l'impression qui construit la page et neutralise tout ce qui pourrait s'y comporter comme du code. Par sécurité supplémentaire, la fenêtre qui produit le PDF n'a tout simplement pas le droit d'exécuter quoi que ce soit.
Un test automatique exige qu'un morceau nommé <script>alert(1)</script> ressorte affiché en toutes lettres sur la feuille, et rien de plus.
Où c'est
Dans le Ride Builder, sous le menu Rides — qui regroupe désormais Mes rides, Importer un ride et Imprimer.
Ouvrez un ride, cliquez, choisissez où enregistrer. La prochaine fois qu'on vous demandera votre playlist, vous direz oui.