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7 septembre 2026

« Seated Flat » ne se traduit pas : RideComposer parle neuf langues

L'interface passe en neuf langues, mais le vocabulaire des enseignements reste en anglais — et ce n'est pas une facilité. Récit d'une traduction, et de ce qu'elle a révélé au passage.

« Seated Flat » ne se traduit pas : RideComposer parle neuf langues

Depuis la version 1.4.0, RideComposer parle anglais, français, espagnol, italien, allemand, néerlandais, grec et portugais — celui du Portugal et celui du Brésil, distingués. Neuf langues, les mêmes que celles du manuel utilisateur.

Mais tout n'est pas traduit, et c'est délibéré.

Ce qui ne se traduit pas, et pourquoi

Ouvrez l'application en néerlandais : les menus, les messages, les boutons sont en néerlandais. Le Track Editor, lui, continue d'afficher Seated Flat, Jumps, Sprints on a Hill, Fartlek.

Ce n'est pas un oubli. Ce sont les termes de votre syllabus.

Un instructeur certifié Schwinn® a appris Standing Climb. Il l'a lu sous cette forme dans son manuel de formation, entendu sous cette forme pendant son cursus, et il le retrouvera sous cette forme dans toute la documentation de sa marque. Traduire par « montée en danseuse » ne l'aiderait pas : cela l'obligerait à une conversion mentale à chaque annotation, et creuserait un écart entre son écran et sa formation.

La règle retenue est donc celle-ci : la langue de l'application est la vôtre, la langue de la méthode est celle de votre certification. Zones d'énergie, noms de parcours, techniques, unités — BPM, RPM, Power — restent en anglais dans les neuf langues.

Le choix de la langue n'est jamais définitif

Dans RideComposer, le choix de l'enseignement est verrouillé : une fois votre méthode déclarée, l'application s'y tient. C'est voulu — la théorie qui vous est proposée en dépend, et en changer au milieu d'un cours n'aurait pas de sens.

Pour la langue, nous avons tranché exactement dans l'autre sens, et pour une raison très concrète : un instructeur peut avoir Windows en néerlandais et enseigner en français. C'est banal en Belgique, ça l'est tout autant en Suisse, au Luxembourg ou au Canada.

Au premier lancement, l'application suit donc la langue de Windows — et un sélecteur, en bas de la barre latérale, permet d'en changer à tout moment. Chaque langue s'y nomme dans sa propre langue : si l'application s'ouvre dans un alphabet que vous ne lisez pas, vous retrouvez la vôtre sans avoir à le comprendre.

Et il n'y a aucun choix de langue à l'installation. Une question de moins au moment où l'on veut simplement que le logiciel s'installe.

Ce que la traduction a révélé

Voici la partie qui nous a le moins flattés.

Pour traduire une application, il faut d'abord aller chercher chaque texte affiché, un par un, dans seize mille lignes de code. En faisant ce recensement, nous avons trouvé une centaine de messages écrits en français dans la version anglaise.

Pas des textes oubliés dans un recoin : le mot « SUIVANT » qu'un instructeur anglophone lisait en plein cours dans le Coach Mode, l'intégralité des messages de l'export de rides — une fonction payante —, les tailles de fichiers en « Go » et « Mo », les messages de progression de la bibliothèque. Et dans un cas, une phrase qui mélangeait les deux langues dans la même ligne, sur l'écran de reconnexion d'un disque externe.

Ces textes étaient là depuis longtemps. Ils ne provoquaient aucune erreur, aucun plantage, aucune ligne dans les journaux : ils s'affichaient, simplement, et un client anglophone les lisait sans pouvoir rien en faire. Personne ne nous les avait signalés, et nous ne les avions jamais vus — parce que nous développons en français, et qu'un texte français nous paraît normal.

Il aura fallu une raison extérieure — traduire — pour que le défaut devienne visible. C'est souvent ainsi que les vieux défauts se découvrent : par un travail qui n'avait rien à voir avec eux.

Le manuel suit

Les neuf manuels utilisateur sont à jour et documentent le sélecteur de langue. Ils se téléchargent depuis la page du manuel, chacun dans sa langue.

Le vocabulaire de l'interface y suit celui du manuel, langue par langue : pistas en espagnol, brani en italien, κομμάτια en grec, faixas en portugais. L'application et sa documentation disent le même mot pour la même chose — ce qui n'allait pas de soi avec neuf traductions menées en parallèle.

Ce qui reste franchement perfectible

Nous relisons nous-mêmes le français et l'anglais. Les sept autres langues, personne ne les relira — ni chez nous, ni ailleurs. C'est un choix assumé : mieux vaut une traduction imparfaite qu'une interface que l'instructeur ne peut pas lire du tout.

Alors si vous utilisez RideComposer en grec, en néerlandais ou en portugais et qu'une formulation vous semble maladroite, écrivez-nous. Nous corrigerons. C'est déjà comme cela que la détection de tempo a été refaite : par le message d'un instructeur.